• Soutenance de thèse,

Sociologie des sans-papiers. Processus d'illégalisation des migrant.e.s et expériences clandestines (Paris, Buenos Aires, Montréal).

Publié le 16 juin 2016 Mis à jour le 23 mars 2017

M. VERON Daniel , présente ses travaux de recherche en vue de l'obtention du Doctorat de Lettres et Sciences humaines. le 19 avril 2017 à 14H

Date(s)

le 19 avril 2017

à 14h00
Lieu(x)
Bâtiment B - salle B016 Paul Ricoeur


CNU : 19 – Sociologie, Démographie

Directeur de thèse :
M. Patrick CINGOLANI, Professeur des Universités

Membres du Jury :
M. Dominique VIDAL, Professeur des Universités, Université Paris 7
Mme Catherine WIHTOLD DE WENDEN, Directrice de recherche CNRS, Centre d'Etudes et de Recherches (CERI)
M Sébastien CHAUVIN, Professeur d'enseignement supérieur, Université de Lausanne
M. Patrick CINGOLANI, Professeur des Universités, Université Paris 7
M. Stéphane DUFOIX, Professeur des Universités, Université Paris Nanterre
M. Sandro MEZZADRA, Professeur d'enseignement supérieur, Université Degli Studi Di BOLOGNA

Résumé :
Cette thèse porte sur les migrants illégalisés, étrangers dont la présence sur un territoire national est en contradiction avec la législation sur le séjour des extranationaux, dans trois pays : la France, l’Argentine et le Canada. L’illégalité migratoire doit dans un premier temps être comprise comme un processus historique d’illégalisation des mobilités migrantes par l’institution frontière. Un tel processus prend racines dans la constitution des Etats-nations, puis des politiques migratoires qu’ils mettent en œuvre. S’il est important de prendre en compte les spécificités historiques et géographiques propres à chaque pays, cette perspective donne à voir dans chaque cas la construction progressive d’un « espace de la clandestinité migratoire ». À partir d'une ethnographie fine, ce travail se propose dans un second temps faire la sociologie des pratiques, procédures, usages, opérations, autrement dit des tactiques des acteurs qui évoluent dans ces espaces. Se découvrent alors des lieux où peuvent se dire les expériences, où se construit une autonomie, où s’élabore une argumentation politique. Ceux que l’on nomme parfois les sans-papiers échappent ainsi – au moins en partie – à la négation sociale dont ils sont l'objet, et s'affirment comme étant dotés, au même titre que n'importe qui, d'une intelligence à la fois situationnelle et réflexive. C'est cette dialectique entre un ordre et les pratiques qui lui sont hétérogènes, voire subversives, que cette thèse met à jour.
 
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Mis à jour le 23 mars 2017