• Soutenance de thèse,

La fabrique des faits-divers. Le travail des journalistes faits-diversiers dans la presse quotidienne locale.

Publié le 15 avril 2016 Mis à jour le 15 novembre 2016

La fabrique des faits-divers. Le travail des journalistes faits-diversiers dans la presse quotidienne locale

Date(s)

le 18 novembre 2016

à 09h00
Lieu(x)



M. Mathieu FIOLET, présente ses travaux de recherche en vue de l'obtention du Doctorat de Sciences Humaines.

CNU : 19 - Sociologie, démographie

Directeur de thèse :
M. David LEPOUTRE, Professeur des Universités

Membres du jury :
Mme Gwenaëlle ROT, Professeur des Universités, Sciences Politiques
M. Jacques SIRACUSA, Maître de Conférences , Université Paris 8
M. David LEPOUTRE, Professeur des Universités, Université Université Paris Nanterre
M. François VATIN, Professeur des Universités, Université de Université Paris Nanterre.


Résumé
L’objet de cette thèse est de comprendre comment travaille au jour le jour une catégorie spécifique de journalistes : ceux qui produisent la rubrique des faits-divers dans les journaux de presse quotidienne locale. Autant les articles de cette rubrique sont très lus, autant les lecteurs de quotidiens, les étudiants en journalisme et souvent même les collègues de ceux qui les écrivent ignorent tout ou presque de cette branche de la production du journal. Cette thèse envisage les articles de la rubrique comme des produits sortis d’une usine et se donne la mission de décrire la machine qui les fabrique. Elle s’intéresse à ses rouages que sont les différents acteurs du système, en les listant et en montrant comment ces différentes "pièces" s’associent et fonctionnent ensemble. Elle s’intéresse aux réglages de la machine, à ses ajustements, et aussi à ses dysfonctionnements. Elle s’intéresse aux différents modes de fonctionnement, qui ne sont pas les mêmes d’un journal à l’autre, ainsi qu’aux effets de ces modes de fonctionnement sur les produits qui sortent de l’usine : les articles de faits divers. L’enquête s’est déroulée par observation participante. L’auteur a occupé à plein temps, pendant un total de vingt mois, différents postes de journaliste dans les rédactions de trois quotidiens de presse locale, situés dans trois départements différents. Le travail d’investigation a été complété par une campagne d’entretiens, menée auprès d’une vingtaine d’autres journalistes employés dans treize autres quotidiens français, ainsi que par un dépouillement systématique du contenu de la rubrique dans un des quotidiens étudiés. Le principal apport théorique de cette thèse consiste en la description analytique d’un modèle spécifique de relations d’échanges entre les journalistes et les professionnels des institutions de police, de justice et de secours. Un modèle éventuellement susceptible de s’appliquer à d’autres relations de travail dans d’autres univers professionnels.

 

Mis à jour le 15 novembre 2016