• Soutenance de thèse,

Energie. EROI et croissance économique dans une perspective de long terme.

Publié le 29 janvier 2016 Mis à jour le 9 novembre 2016

Énergie, EROI et croissance économique dans une perspective de long terme.

Date(s)

le 18 novembre 2016


à 14h00
Lieu(x)
Bâtiment B - salle B016 Paul Ricoeur
M. Victoir COURT, présente ses travaux de recherche en vue de l'obtention du Doctorat de Sciences économiques.

CNU :05 - Sciences Economiques   

Directeur de thèse :
M. Pierre-André JOUVET, Professeur des Universités

Membres du Jury :

M. Patrick CRIQUI, Directeur de Recherche CNRS,  Université de Grenoble 2 Pierre Mendes France
M. Pierre-Olivier PINEAU, Professeur d'enseignement Supérieur, H.E.C. Montréal,
M. Alain AYONG LE KAMA, Professeur des Universités, Université Université Paris Nanterre
M.Gaël GIRAUD, Directeur de Recherche, Agence Française de Développement
M. M. Pierre-André JOUVET, Professeur des Université, Université Université Paris Nanterre
M. Frédéric LANTZ, Professeur des Universités
Mme Natacha RAFFIN, Professeur des Universités, Université Rouen Haute Normandie.

Résumé :

L'objet de cette thèse est d'étudier le rôle de l'énergie dans la croissance économique de long terme. Le chapitre 1 décrit les quatre principaux faits de la croissance: la transition de la stagnation au régime soutenu, la Grande Divergence, l'interdépendance entre consommation d'énergie et progrès technique, et la dynamique en cycles imbriqués et hiérarchisés. Les différentes causes lointaines de la croissance (biogréographie, culture, institutions et contingence) sont ensuite étudiées. Le chapitre 2 présente les théories faisant appel à des causes dîtes proches, telles que le progrès technique et l’accumulation de capital physique et humain. La théorie de la croissance unifiée (UGT) est également analysée. Le chapitre 3 présente les lois fondamentales de la thermodynamique et les concepts associés d’exergie et d’entropie. Il est alors démontré que seule la consommation de services exergétiques constitue une cause fondamentale de croissance. Dans le chapitre 4, il est établi que les productions mondiales de pétrole et de gaz (mais pas de charbon) ont déjà dépassées leur taux de retour énergétique (EROI) maximum, si bien que les productions conventionnelles futures se feront avec un EROI décroissant. Le chapitre 5 démontre que les besoins plus importants en métaux des technologies renouvelables pourraient constituer un frein à la bonne faisabilité de la transition énergétique. Le chapitre 6 montre que la contrainte d’énergie nette se matérialise dans le court terme par le biais des dépenses énergétiques (part du produit économique consommé pour obtenir de l’énergie). Le chapitre 7 présent un modèle théorique de croissance endogène intégrant l’approche biophysique.

Mots-clés:
Croissance économique, progrès technique, thermoéconomie, exergie, EROI, transition énergétique.
 

Mis à jour le 09 novembre 2016